Junior Association

Vous êtes jeunes, très jeunes.

Et pourtant vous avez des projets, des idées.

Partir à l’autre bout du monde, jouer devant un vrai public, aider ceux qui en ont besoin, agir, donner du corps à votre passion.

Trop jeunes?

Certainement pas.

Même avant 18 ans, vous pouvez être écoutés, pris au sérieux et mener n’importe quel projet aussi ambitieux soit-il. Avec une idée, un peu d’imagination et de l’énergie, vous pouvez monter votre association et vous lancer dans l’aventure.

Il n’est jamais trop tôt pour agir

Avec le Réseau National des Juniors Associations, construisez et organisez votre projet en créant dès à présent une Junior Association, sans attendre l’âge de la majorité. Pour être plus autonomes, pour rendre votre projet plus cohérent et réussir à le mener jusqu’au bout.

 Pour en savoir plus, contactez Clotilde MARTIN au 06.71.01.71.51 / 04.91.24.31.47 / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Exemple de Junior association

Junior asso ous BD

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Ce n’est pas parce qu’on est des enfants qu’on ne peut pas se mobiliser pour les autres ». Cette phrase sort de la bouche d’Imane Baghdadi, 12 ans, en 5e au collège Jean-Bernard de Salon de Provence. Elle résume bien l’état d’esprit de cette jeune fille qui, en compagnie de son amie Aamma Hanif, 14 ans, a créé la Junior Association « Offrir un sourire ».

Imane et Aamma devant les vêtements qu’elles ont récoltés pour les migrants.

La Junior Association est un dispositif conçu en 1998 par la Ligue de l’Enseignement, rejointe en 2002 par trois organismes : la fédération des centres sociaux et socioculturels de France, la confédération des MJC de France et l’association Jet d’encre. Il permet aux jeunes de 11 à 18 ans qui veulent se lancer dans le monde associatif, de disposer d’un cadre légal et légitime pour leur association.

La genèse de l’association d’Imane remonte à l’année dernière. Lors d’une action de l’Unicef dans son collège, Imane se découvre une vocation. « Très motivée pour les actions solidaires », elle consulte un livre au CDI du collège et apprend l’existence des Junior Associations. Elle y voit un moyen d’aider les autres et convainc son amie Aamma de la suivre dans le projet. Avec la validation de leur dossier, elles bénéficient du réseau et du suivi de la Ligue de l’Enseignement. L’association ainsi créée a trois buts : l’éducation, la santé et la pauvreté.

Sensibles à la crise des migrants, Imane et Aamma se lancent dans une collecte de vêtements pour les réfugiés. Elles placardent des affiches dans la ville et organisent la collecte en partenariat avec l’association Sakasurvie. Le succès est au rendez-vous. Plusieurs dizaines de kilos de vêtements s’entassent bientôt dans la maison d’Imane. Ils seront prochainement envoyés à Vintimille à la frontière Italienne, et distribués aux nombreux migrants qui tentent d’entrer en France.

Les deux fondatrices d’Offrir un sourire débordent d’envie et d’idées. Elles tentent actuellement de convaincre l’Hôpital de Salon où elles souhaiteraient proposer des activités et des distractions aux enfants hospitalisés.

Pour la fin de l’année scolaire elles sont en train d’organiser une collecte d’affaires scolaires usagées pour les envoyer à des familles à l’étranger. Pour ce faire, elles se sont alliées avec une association « adulte », Les amis du Bénin. Un vrai travail qui prend du temps à ces jeunes filles déjà très occupées avec le collège et les activités extra-scolaires. « Au départ je lui ai dit vas-y mais la condition c’était que ça ne fasse pas baisser ses résultats scolaires. Résultat : ils ont augmenté ! », explique Kheira Baghdadi, la maman d’Imane. « Évidemment je préfère qu’elle fasse ça plutôt qu’elle passe son temps devant la télé ! » Et sa fille de répondre, « dès qu’on arrive à aider deux ou trois personnes on est contentes. On s’éclate aussi, ce n’est pas que du travail. »

A force de persévérance et de succès, les deux jeunes filles, qui veulent travailler plus tard dans l’humanitaire, viennent de recruter deux nouveaux membres. Décidément, avec une telle motivation, la relève associative semble assurée.

Jean-Baptiste Chabran